Déclaration liminaire CGT – CHSCT le 23 septembre 2016

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, Mesdames, Messieurs,

Je profite de cette prise de parole pour relier cette séance du C.H.S.C.T. avec le bilan social qui a été soumis au Comité Technique le 12 septembre dernier et pour lequel plusieurs points abordés sont en relation avec les missions du C.H.S.C.T.

D’abord, sur le bilan social, il est mentionné qu’il y a un médecin de prévention au S.D.I.S. Pourtant, au sein de cette instance, le syndicat C.G.T., n’a de cesse d’en réclamer un, haut et fort, depuis des mois et des mois, voire des années…
Devons-nous rappeler qu’aucun médecin pompier n’a les compétences pour exercer la médecine préventive du S.D.I.S. 30, puisque ne répondant pas aux critères de formation ad hoc, et qu’ils ont simplement en charge la médecine professionnelle et d’aptitude des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ?

Rappelons également que le médecin de prévention du Conseil Départemental, dont la direction ne cesse de nous rebattre qu’elle fait appel à lui pour les cas médicaux particuliers des P.A.T.S., n’exerce absolument pas la médecine préventive au sein de notre collectivité ?

Y-a-t-il des discours différents, ou est-ce pour faire croire que le S.D.I.S. est en règle ?

Autre point surprenant dans ce même bilan social : le nombre de travailleurs dits « handicapés ». Le S.D.I.S. en déclare 50, ce qui semble énorme quand bien même les S.D.I.S. peuvent y comptabiliser, outre les travailleurs reconnus handicapés, les victimes d’accidents ou de maladies professionnelles bénéficiant d’une incapacité permanente d’au moins 10 %, les sapeurs-pompiers professionnels bénéficiant d’une affectation non opérationnelle et ceux bénéficiant d’un projet de fin de carrière.

Nous sollicitons donc le détail (non nominatif bien évidemment) par catégorie de ces travailleurs handicapés.

Toujours d’après les déclarations du bilan social, il est mentionné une dépense nulle en matière de prévention des risques professionnels.

Rapportée au nombre déclaré de personnes handicapées, et pour une collectivité territoriale dont l’activité est à haut risque, il s’agit là d’un paradoxe fort surprenant…

Enfin, pour rester fidèle à toutes nos précédentes déclarations liminaires demeurées sans suite sur ce thème, nous lançons un nouvel appel sur les risques psychosociaux. En France, cinq infirmières se sont donné la mort à cause de leur travail. Au sein du S.D.I.S. 30, certains ont tenté, d’autres sont en arrêt ou encore en disponibilité pour cause de souffrance due au travail.

Alors NON, la CGT ne lâchera jamais sur ce point. Vous le savez, pour nous, représentants du personnel c’est l’humain d’abord.

Nous vous demandons, ainsi qu’il se doit, d’annexer cette déclaration liminaire au procès-verbal de la séance.

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